16 août 2013

mystère

Atelier d'écriture d'Asphodèle

écrire un texte en incluant les mots suivants : 

silence, secret, regard, brume, cacher, dessert, chambre, hibou, résoudre, gomme, oeuf, intrigue, divin, oppressant, baigner, ésotérique, magie  et : luire, langueur, lanterne.

 

Journal d'un hibou de campagne.

J'ai peur !

Ils reviennent, ils sont là. Stage de sciences occultes : Une bande de fêlés en mal de surnaturel, amateurs d'intrigue, de magie à la Ari Poteur !

Trois jours encore à supporter ces zombies. Mais vivrai-je jusque là ?

Leur inquiétant gourou, une espèce de fou au regard halluciné n'hésite pas, dès minuit sonné, à se baigner nu dans l'étang voisin en hurlant des propos absolument incompréhensibles, que ces malades qualifient d'incantations ésotériques.

Ululement d'angoisse. j'ai vraiment peur !

Chaque nuit, à la lune levée, ils déambulent, en procession, autour de mon chêne.

Finis la quiète langueur des soirées d'automne voilées de brume, les visites de la petite hulotte et nos secrets partagés dans de doux bruissements d'ailes.

Que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? Mystère et boule de gomme !

Désormais, le mystère n'en est plus un, le Maître a parlé :

 - " Invoquez l'esprit divin il vous guidera au pied du Chêne, là où se cache le grand hibou. De cet oiseau des Ténèbres, extrayez la cervelle que vous malaxerez avec du sang de yak et un oeuf d'autruche. Mangez une cuillerée de ce mets diabolique et luira sur vous la Lumière. Ainsi vous résoudrez l'énigme millénaire de la chambre du moine sans tête. " -

Vous comprenez pourquoi j'ai la trouille !

Un tel salmigondis n'est pas fait pour rassurer et l'idée de servir de dessert à ces tordus me fait franchement flipper.

Depuis quelques heures le silence est oppressant, compact, annonciateur de malheur.

Sous nos latitudes, le yak et l'autruche, étant plutôt en voie d'extinction, j'ai donc le funeste honneur d'ouvrir le bal ...

 Après avoir accompli leur sinistre besogne que feront-ils de ma dépouille ?

Moi, Grand-duc, aristocrate jusqu'au bout des serres, peut-être me pendront-ils à la lanterne !

 

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Posté par sabledutemps à 14:35 - - Permalien [#]