29 juin 2016

Le passant

Toi qui passes sans jamais t'arrêter

j’ai su au premier regard

que je ne pourrais t'oublier.

C’était l’été à Regensburg.

Pressée, essoufflée j’ai couru

jusqu’au pont de pierre mouillé de pluie

pour te regarder, t’admirer

sans pouvoir dire un seul mot.

Tu étais là, vivant

ta folle exubérance me fascinait

m’envoûtait jusqu’aux confins du plaisir.

Flottait dans ton sillage le parfum

des montagnes enneigées

des riches plaines aux prairies verdoyantes et fleuries.

J’ai voulu te suivre, toi le magnifique

impétueux et fier

je me suis sentie fétu de paille, frêle esquif,

emportée par ton courant indomptable et puissant.

Ton souvenir restera pour toujours

gravé dans ma mémoire.

Bleu musique, impérial

adoré des princes et des poètes

tu m’as faite ondine.

Toi qui passes sans jamais t‘arrêter

J'écris ton nom Donau.

 

( Donau: Danube en allemand )

...

Posté par sabledutemps à 22:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Le passant

    Bonsoir ma chère Sable, que tes mots sont beaux... j'aime et je t'imagine en courant le long de ce magnifique Danube avec sa couleur fascinante. J'aimerais tant le voir un jour...Merci pour ton superbe texte... je vais rêver!
    Je te souhaite une douce soirée avec toute mon amitié. J'ai pensé à toi l'autre jour à la Vallée
    Je t'embrasse fort ♥

    Posté par Denise, 30 juin 2016 à 21:02 | | Répondre
  • Mais pardi, tu disparais durant une éternité et tu nous reviens poétesse de haut vol!
    Ah, ça, bravo.

    Un jour, en Autriche, j'ai vu ce beau Danube; un cliché s'est envolé car il était vert, oui dame Sable.

    Bonne fin de semaine, je t'embrasse

    Posté par colo, 01 juillet 2016 à 12:41 | | Répondre
  • Belle valse !

    Posté par LOU, 03 juillet 2016 à 20:40 | | Répondre
  • Magnifique !

    Posté par G.Policand, 05 juillet 2016 à 08:22 | | Répondre
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